Auteur : ~Ombre sans lumière~
Texte écrit par "Ombre sans lumière".
Malgré toutes les endurances, le nomade tire sa substance
Face au vent et ses démences, la vie marquée par sa présence.
Il demeure particulièrement troublant
A l'esprit innovant en perpétuelle effervescence
Ses paroles sont reposantes et son coeur est attachant
Vers son horizon d'errance, il avance avec clairvoyance.
Dans cet océan de sable changeant, à aimer la vie on apprend
Pour s'unir inéxorablement à la loi de l'inconstance.
Les dunes sont la providence dans ces espaces impressionnants
L'oasis est bienfaisant pour sa fraîcheur clémente.
Ce soir j'ai froid, j'ai mal.
De toi, j'ai le plus grand besoin.
Cloué sur un lit d'hôpital
Avec souffrance comme capital.
Et toi, tu te trouves si loin!
L'angoisse en moi se réinstalle,
Le passé m'impose son horrible dessin
Même s'il a déjà prit son butin.
Ce soir j'ai froid et j'ai mal.
Les larmes coulent sur mon visage pâle,
Pour les sécher je cherche ta main,
Mais toi, tu es déjà si loin.
Je me surprends à m'en vouloir
De t'avoir entraînée dans ma galère
J'ai transformé ton matin en soir.
De mon obscurité, je cache la lumière
Pourquoi m'as tu appelé...espoir?
Tu aurais du prendre meilleur itinéraire
Mon étoile est peinte en noir
Même si dans mes yeux se lit le vert.
N'écoute pas le chant de ma sirène,
Même si ma voix offre un doux langage.
Je sais que de toutes tes façons tu m'aimes
Que tu cherches à fleurir mon paysage.
Le destin a fait de moi un roman de haine
Ne soies pas une de ses pages.
Je te rends la liberté.
Je me contenterai de tes souvenirs
Et le grand courage de dire
L'amère mais bénéfique vérité.
Nous n'avons plus rien à offrir
Nos jours ne peuvent plus se mélanger,
Je refuse de déteindre ton sourire.
mais quand tu auras tout oublié
Sache que je t'aimerai jusqu'à l'ultime soupir.
Demain, avec un autre tu partiras,
Celui que tu accompagneras sans l'aimer.
L'amour refusant de le repentir.
Après-demain quand ton enfant naîtra
Donne mon prénom à ce bébé
Et dans ses yeux tu auras le plaisir de lire
Mon immortel amour singulier.
Et moi dans la douleur je patienterai
Et, je l'attendrai grandir
Pour un jour lui confier
Pourquoi du meilleur j'ai préféré
Le pire.
Le désert est intransigeant, mais cependant
Sur ces espaces, singulièrement, on ressent la jouissance.
Il demeure la puissance, où naquirent les croyances
Et rappelle que toute aisance appartient à son Eminence.
Je traverse mon chemin via la rivière
Partout où je circule, j'emprunte les mêmes ornières.
En marchant, en errant, la tête ailleurs
Je rêve d'un monde meilleur.
Je ne vois qu'une vie difficile
Et les problèmes subtils. Pas facile!
Par moments, fort possible, je raisonne en maître.
Je deviens très habile, mais tout est crainte.
Je me dis que la vie dure longtemps
En voyant la mort chaque jour, il ne reste qu'un instant.
Les gens sont cruels, affolés. Des taureaux dans l'arêne!
Ils attendent le moment venu pour affronter leurs bourreaux en scène.
Ceux qui les font attendre en tuant la patience, puis les font courir.
Quand ils sont fatigués, ils les éxécutent à jamais, à périr.
Nos meilleurs s'en vont, laissant la place aux sauvages
Les commandants d'un théâtre de polichinelles
Marionnettes si réelles qui les guettent dans leur cage.
Poème crée par "ombre sans lumière", jeune Algérien.
Corrigé et envoyé par Emilie.
Dans cette vie si belle pour les uns et si triste pour les autres, chacun relate un souvenir qui habite encore son esprit aujourd'hui et qui l'aide à continuer son chemin.OMBRE SANS LUMIÈRE
C'est pourquoi , je trouve aujourd'hui normal de consacrer quelques minutes de mon temps et de ma pensée à un homme qui a marqué ma vie personnelle, au moment où...je crois, que l'humanité a su acquérir une certaine maturité. Chères et chers amis (e) lecteurs et lectrices, ne restez pas dans votre tristesse. Prenez avec moi le chemin le plus court qui mène à cette histoire véridique en des termes simples.
Car un geste de simplicité et une pensée de paix feront naître en vous une exceptionnelle rencontre avec vous-mêmes.
Et je pose la question:
Que signifie notre présence sans servir les autres avec la beauté de l'âme et la dignité que les sages nous ont donnés et que nous avons retenues afin de la transmettre sans arrière-pensée aux autres.
Nous savons pertinement qu'un geste aussi simple soit-il, sera récompensé par notre Dieu tout puissant.
Mais le vôtre, je le sais, si petit soit-il aussi, est grandiose!
Tout a commencé sous le mûrier à l'ombre rafraîchissante, qu'un vieux paysan avait planté en signe d'un destin immense, quand son amante Keltoum quitta ce monde.
Sous cet arbre qui adoucit par son ombre les âmes ;Seul l'être aux sentiments humains et la perspective infinie de la nature peut s'unir pour l'art et l'amour.
A perte de vue, rien que des champs de coton illuminés par la couleur argentée renforcent encore cette impression de paix et de bonheur dans cet endroit de plaisir.
Qui aurait pu imaginer que dans cet endroit de plaisir, l'amitié attira deux époques, permettant à celui qui conte ce récit de faire connaissance avec celui qui fut un frère de la charité et qui n'eût d'autre but que de conseiller les futures générations ? ONCLE SALAH!!!
Ce vieux au coeur tendre était à la fois le trésor de l'humanité et l'écrin des sentiments qu'il donnait à Keltoum. Par la variété de ses conseils précieux, il m'apprit la moralité de la vie et m'encouragea à faire ma première toile de peinture sous cette ombre. Je ne connaissais absolument rien de cet art!! J'ai l'impression qu'il savait que j'avais de l'amour pour la beauté divine de la nature, alors que je n'avais que douze ans à cette époque. Depuis notre amitié s'est développée dans le respect d'un père avec son fils.
Pour garder un souvenir de jeunesse, il accepta la flute que Keltoum lui offrit comme un serment d'amour une année avant son départ éternel. Car l'amour que Keltoum lui donnait et qui se confinaient dans son coeur, ne pouvait que demeurer cachés sous le voile de ses mystérieuses citations. Quel bonheur pour celui qui se trouvait à ses côtés, de déguster en souvenir de Keltoum, cette mûre, avec la mélodie qui coulait de sa flûte comme un fleuve qui ne reflètait jamais le même ciel quand il jouait la chanson qu'il avait composée en sa mémoire.
Que dois-je dire de ce fruit qui se replit sous ses feuilles avec lesquelles le ver à soie se nourrie en toute quiètude et comme tout à une fin, qu'on sait ce que l'on perd mais on ne sait pas ce que l'on prendra,paroles dites par ce sage au dernier soir de son existence, il restera seul, plus contemplatif parce qu'il travaillait moins, revenant avec une émotion bouleversante dire qu'il était difficile de mesurer une vie de 85 ans de solitude, mais toujours bon de laisser derrière soi une trace qui ne peut nous tromper.
En face de ma toile, il m'inspire un souffle jamais ressenti, reproduisant un printemps qui ne reviendra jamais. Sur ma toile, les feuilles qui tombaient en vrille sur sa tête, ne pouvaient être autre chose que des larmes pour pleurer sa disparition. Hélas! Sa mort fut très proche de notre rencontre et Dieu a voulu que ce soit un vendredi. Jour qui lui tenait à coeur. Il m'en fit confidence une nuit sans me dévoiler pourquoi et partit avec son secret pour l'autre monde. Maintenant, je ne passe pas un moment sans lui faire savoir en pensée que je respecte sa vie et le mûrier ou j'ai appris l'art et l'éducation dans mon enfance.
Et oui!!! Mûrier!! Vers quels sentiments les plus profonds m'entraîne la seule évocation de votre hospitalité? Quand je songe à cette amitié, j'ai comme consolation la première toile peinte sous cet arbre à l'atmosphère paradisiaque et maintenant je trouve cette peinture si belle et si complète, que je n'oublierai jamais cette rencontre.
J'ai essayé de garder les termes " d'ombre sans lumière" le plus possible.
Em.
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