Poésies animées

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Auteur : ~ANGE BAROUDEUR~

A ma tentatrice,

Nuit câline aux frais traversins
Me feras-tu découvrir des délices
Ou sombrerais-je dans les supplices
Réservés aux damnés par les saints

Imagination inquiète et fébrile
Tu annules l’effort de raison
Tu insuffles le subtil poison
Brûlant comme la lave, âcre comme la bile

Et toi ma tentatrice
Tu me fais spectacle de ton caprice
Mais je n’irai degrés par degrés
Que me tremper dans l’eau des regrets !

L’ange des vieux tableaux avec des ors au fond
Aurait-il après toi l’essor mélancolique
Pourrait-il s’envoler en haut du ciel profond
Et se sentir léger, encore, dans l’horizon oblique ?

Moi je ne pourrais pas, et même,
Aux premiers feux de l’aube,
Entre tes bras, humide et blême,
Mon âme pour longtemps connaîtrait le carême…

^Å^


Approchez…

Approchez que je vous dise
Ce qu’une fée de mes amies
Qu’au demeurant j’avais conquise
Et dont l’amour m’était acquis
Me révéla par un beau soir
Alors que sa main dans ma main
Tremblait encore de ce savoir
Qui faisait frémir les lutins

-Connais-tu, me murmura t-elle, ce fabuleux petit pays,
Caché dans les nuages, et qui vit quand le soleil luit ?
Un couple de licorne vient y brouter les tamaris
Jouer avec les cygnes et taquiner l’oiseau joli .

Eh bien, poursuivit-elle, ne fait donc pas ces gros yeux là,
Il faut que tu me crois ! l’histoire que je te conte,
Celle d’un beau grand cygne, va te laisser pantois !.
Sa femme, un jour béni, lui fit don d’une ponte
Un œuf, un si bel œuf que des confins du monde
L’on accouru le voir, on se pressa vers lui
Sa texture flamboyante, sa couleur vraiment blonde
Sa courbe magnifique, son arrondi joli
Tout, vraiment tout le rendait magnifique !
Mais le plus fabuleux qui le faisait unique
C’était sa transparence lumineuse et magique !

Un vieux moine rêveur se grattant le menton
Se pencha,là, sur l’œuf et soupirant, dit-on
Se releva bientôt les yeux pleins de lumière :
Ah !, il y a deux jaunes s’écria le bon père !

Et c’est ainsi bientôt que naquirent parmi nous
Deux poètes jumeaux, et l’histoire se dénoue…
Le pays merveilleux c’est le Québec joli,
Le poète gracieux c’est l’adorable Gi
Et l’autre, délicieux, notre Sonia jolie…

^Å^
Musique : A Wonderful world - Louis Armstrong-


Chanson pour l’inconnue

Une inconnue me hante, qu’elle vienne, qu’elle vienne !
Qu’enfin meurt ma patience et sa soif malsaine
Qu’il arrive, qu’il advienne, le temps où l’on s’étreigne
Qu’à tout jamais ainsi mon âme s’en éprenne !

Mille rêves en moi font de douces brûlures :
Voir ses cils noirs battre dans le silence,
Ses longs doigts parfumés faire comme une voilure
En glissant sur ma peau avec douce indolence

Et l’^Å^nge dans l’ouragan, dans l’éther sans oiseau
Libre, trouant le ciel aussi bleu que de l’eau
Dans ces cieux délirants tout ouverts aux vogueurs
De l’amour impossible trouvera la vigueur !

Et dans des nuits sans fond, je dors et je m’exile !
D’archipels sidéraux en improbables îles…
Les milliers d’oiseaux d’or qui volent près de moi
Ne remplaceront pas cet incroyable émoi !

^Å^


CORDOBA !

Les anges qui sourient au fronton des églises
Font, des grandes suédoises brûlées par le soleil,
Des ombres de douceurs ourlées de formes exquises
Dont des traits de lumières soulignent les merveilles

Et moi, je marche là dans les rues de la ville
Ecrasées de soleil et de siècles d’antan
J’ai le pas un peu lent du promeneur tranquille
Le nez dans la lumière, heureux comme un enfant

Le soleil évapore les soucis vers le ciel
Il emplit les yeux d’or et les ruches de miel
C’est lui le seul Prince, c’est lui le Roi d’Espagne
Qui fait d’Andalousie un pays de cocagne

Si vous voyez passer dans le ciel par moment
Quelque chose de bleu qui vous semble être une aile
Dites vous que les anges cherchent l’enchantement
Et qu’ils viennent se poser augustes et solennels
Sur le pont somptueux du Guadalquivir…

^Å^


Destin de poète ?

C’est-il un vrai destin que celui de poète ?
Pour bien parler du monde qui vibre sous nos pas,
Faut-il avoir le don de conter des bluettes
Pour séduire les dames, les prendre dans nos bras ?

Les destins que je conte, souvent sont bien amers
Ce ne sont pas mes rimes qui peuvent vous séduire
Car lorsque je vous parle de ma si douce mère
C’est pour crier ma peine, tenter de la réduire…

Et pourtant rien n’y fait, le souvenir taraude
Il plane comme un aigle sous la voûte éternelle
Puis lorsqu’un coup de vent lui casse les deux ailes,
Il s’abat sur ma tête comme loup en baguenaude !

Si avoir un destin, c’est souffrir en silence
Alors oui, c’est le mien, c’est mon appartenance
Pour moi, poète chétif, trébuchant sur les mots
Je vis et puis j’écris, ce destin, c’est mon lot…

^Å^


Cette vision va vous paraître onirique, pourtant elle n’exprime qu’une réalité d’ange…

Eve éternelle

Moi l’ange, comme un oiseau, voltigeait tout joyeux
J’ouvrais tout grand mes ailes au soleil radieux,
Je survolais la terre de toute les nations
Où les soupirs des cœurs en adoration
Roulent comme l’encens en un jardin de roses

Mais voilà qu’en rasant la terre d’assez près
Iles des doux secrets et des fêtes du cœur
Qui charge les esprits d’amour et de langueur
Je vis une jeune Eve droite comme un cyprès

Habitant de Cythère, enfant d’un ciel si beau
Silencieusement je vins voler près d’elle
Hélas, elle regardait comme l’ombre d’un tombeau
Et ne vis même pas la cambrure de mes ailes

Le ciel était charmant, la mer était unie
Rêvait-elle de ces jours si brillants et si beaux ?
Son cœur enseveli dans une allégorie
Foulait-elle des chemins de fleurs et de rameaux ?

Ainsi l’ange passa, le coeur gonflé d’espoir…
Quelle Eve remplira donc l’éternelle promesse,
Quelle Eve surgira au noir du premier soir
Pour venir vers moi en ultime maîtresse…

^Å^


L’ange dort, l’ange rêve…

L’ange ne peut rêver que d’amour absolu
Il va, il vient, il erre, se frotte à l’inconnu
Il veut tenter de voir comment l’âme s’abreuve
En buvant largement à même ce grand fleuve

Mais il craint que cédant à l’alchimie exquise
Le vrai du sentiment ne se volatilise

Puis, quand descend le soir au manteau écarlate
Il pose doucement sa tête sur natte
Et ses rêves flottants son plein de colibris
Et toujours grâce à « ELLE » gracieux et fleuris

Hélas, l’extase qui peuplera ce soir l’alcôve obscure
Ne sera souvenir que d’une chevelure
Mais, las, l’ange s’endort, il est partout chez Dieu
La belle nuit si tendre lui a fermé les yeux

Son sommeil est peuplé de fleurs, de papillons
De lapins que l’on voit courir , dans les sillons
L’air joue avec la mouche, et l’écume avec l’aigle
Sa bien-aimée est là, serrée contre ses ailes

La grande paix d’en haut vient comme une marée
Tout est calme, silencieux, heureux, apaisé…
L’ange dort…

^Å^


Le même nuage

Les anges et les petits enfants sont du même nuage…

Car si l’Ange est diaphane, le nuage est oiseau,
Et la lueur très douce qui monte du berceau,
C’est une âme, toute petite, qui palpite dans le nid
Elle a chaud, elle dort, bien loin de toutes envies

Et pendant qu’à côté la maman est pensive,
Que sa main si légère, abandonnée, lascive
Glisse sur le front blanc, doux, tendre et parfumé
L’ Ange des berceaux souris, attentionné.

N’en doutez plus jamais, les anges aiment Isabelle
Doux prénom, signe de paix, la voilà ce fût-elle
Qui là, en quelques mots, vint tenter le poète
Parce que d’un chérubin elle lui montra la tête…

^Å^


Certains parfois recherchent leurs racines

Bonjour et merci à vous qui me faîtes l'honneur de me lire...

Si le cœur vous en dit, je vous livre cette histoire simple, c'est celle d'un jeune homme, dont le père est d'une "grande et vieille" famille française, alors que la maman, aujourd'hui disparue, était une jeune femme Kurde Irakienne, chrétienne, sublime brune aux yeux bleus... L'Irak étant débarrassé de son abominable tyran, le fils décide de partir à la recherche de ses racines.
^Å^

Le Retour (1)

Oui, partir, même si la route me semble amère
C’est pour te retrouver, toi, ma si douce mère
C’est le souffle du ciel tordant ta chevelure
Que mon cœur va chercher, là où fut ta nature

Car ton esprit rêveur m’a dit d’étranges bruits
Dans les plaintes des arbres et les soupirs des nuits
Je veux me fondre en toi comme la neige au feu
Qu’un infini terrible égare mon œil bleu

Ce pays qui enfin a brisé ses idoles
Il ressuscitera libre de tous les dieux
Les hommes ne sont pas faits pour jouer tout leurs rôles !
Et la vie renaîtra le long des fleuves bleus.

Qu’il redevienne libre et l’homme aura la foi !
Vibre t-il aux accents d’une éternelle voix ?
La voix de la pensée est-elle plus qu’un rêve ?
Si l’homme naît si tard, si la vie est si brève…

Mai 2003 retour vers l’Irak


Ta terre (2)

Sur la terre qui te vit naître, maman
Serein, abandonné seul sous son firmament
J’ai deviné là-bas des elfes et des fées
Le vent dessus ma tête m’apportait ses bouffées

Je revoyais ton front qui disait toujours oui
L’éclat de rire franc, sincère, épanoui
Ces beaux grands yeux si bleus, attentifs, aimants
Espiègles, radieux étaient ceux de maman !

Et puis ils se fermèrent et toute joie s’enfuit
La tristesse absolue m’enfonça dans sa nuit
A tout jamais je savais que désormais ma vie
Ne serait plus la même, qu’elle n’était plus bénie…

Aujourd’hui je respire l’air de tes montagnes
J’aurais vécu cela, arpenté ta campagne !
Alors je dis à tous : vivez, luttez , aimez !
Et restez dans la joie de ne rien voir plier

Et vous femmes d’ici, les temps sont revenus
Le grand cœur palpitant de ce pays est nu,
La famine, l’horreur, le combat dans le noir
Tout cela est fini, le devoir c’est l’espoir !

On fraternise, on rêve du succès ; nous offrons
Nos cœurs à l’espérance, à l’avenir nos fronts !

Juin 2003

^Å^


Nostalgie Espoir (3)

Je regarde, je vois le soleil qui s’incline.
J’avais suivi ma mère en haut de la colline
Qui domine la plaine du côté du levant
Elle était près de moi, souriante, moi rêvant

Elle me montrait, au loin, un horizon spacieux
« Regarde, vois cette terre, immobile à tes yeux
Elle porte à la fois, sur la place où nous sommes,
Des blés et des cités, de l’or noir et des hommes

Vois, tout est vert au loin, tout rit tout est vivant
Elle livre le cèdre et le brin d’herbe au vent
Elle renaît de ses cendres et ton regard l’effleure
Bientôt l’on reverra doucement filer l’heure »

La vie bruissait partout et l’espoir renaissait
Mais déjà devant moi l’astre s’affaiblissait
Et bientôt au soleil, cette tête admirée
Disparut dans un flot de poussière dorée…

Juillet 2003

^Å^


J’ai vu. (Le retour-4-)

Serai-je un jour un fou qui blasphème et mendie ?
Rejeté de l’espoir par ma trop triste vie
J’ai vu tellement d’horreurs, de bruit et de fureur
Que le soir désormais n’est plus pour moi qu’aigreurs

Et quand la nuit descend à l’heure du sommeil
L’ Ange qui hier encore planait vers les merveilles
Se voit environné par de sombres corneilles
Et se retrouve seul quand son âme appareille…

Suant, pétri d’angoisse, soupirant, là près d’elle
Mon seul réconfort, ma seule goutte de miel
Elle m’attire elle m’apaise, et tout contre son sein
J’oublie, pour un instant, tout ces relents malsains

Le ciel voudrait-il avec moi faire un pacte ?
Où bien en jouera t-il comme un malin esprit !?
Oui, je vois les tombeaux qui s’entrouvrent et sourient !

Tout ces corps brisés, toute cette souffrance…
Dans le vent de la nuit, dans l’éternel silence,
Ces monstruosités maintenant me torturent…
Les soupirs de l’amour fredonnant leur romance
Devront jour après jour refermer mes blessures…

J’évoque mon courage et le sang de mes veines
Je me glisse sur son cœur, je lui dis « aime moi,
Tu es la seule, vois-tu, qui étanche ma peine,
Toi seule ferme mes yeux et chasse mon effroi »

....Pour toi, mon Angelette...

^Å^





C'est bien l'oubli, ça permet tous les recommencements...en amour surtout...

L’oubli

Les reliques des amours ont aussi leurs poussières
Sur leurs restes oubliés ne portons pas les yeux
Epargnons-nous vraiment la boue de ces tourbières
A défaut du pardon, sachons leur dire « adieu »

Le coup dont tu te plains t’as préservé peut-être
L’homme est un apprenti, la douleur est son maître
Et qui donc se connaît, tant qu’il n’a pas souffert ?
Et, tiens, si c’était là que ton cœur s’est ouvert ?

Ainsi passe et s’enfuit la comédie humaine
Dont nous sommes malgré nous les muets spectateurs
Alors pourquoi garder tant de rage et de haine
Oublions désormais les peines et les rancoeurs…

Ni de marbre ni d’acier nos âmes ne sont faites
Chacun au fil des jours connaîtra la défaite
Toi qui te sens très fort, demain, n’en doute pas
Tu trouveras ton maître, nul n’y échappera !

^Å^

ANGE BAROUDEUR

_________________
"Un poète est un rossignol qui, assis dans l'obscurité, chante pour égayer de doux sons sa propre solitude " Persy Bysshe Shelley (Défense de la poésie)


Le temps nous guette…

C’est la main dans la main que marchent les amants
Ils chancellent, hésitants, sur un rebord du temps
Juste là ! en surplomb de leur éternité,
De quels rêves enfantins leurs sens sont-ils bercés ?

Descendront-ils un jour de leur cime éternelle ?
Lorsqu’il y faut monter, le bonheur a des ailes
Mais pour en revenir il faut bien peu de temps !
La vie passe et s’écoule, entendez vous ses chants ?

Ses sirènes sont câlines, tristes Anges du mal
Elles cassent le repos où les âmes sont mises
Et leurs chants brisent et tuent les amours de cristal
Le temps grossit leurs voix avec gourmandise

Ainsi, vous qui aimez, chérissez l’âme sœur
Bercez la tendrement, bien fort, sur votre cœur
Protégez la du temps, gardez votre bonheur :
Le monde est vanité, pleurs, misères, douleurs
Et le cœur de l’homme juste est un vase de pleurs

^Å^
Ange Baroudeur


Les deux voix

Voici venir le temps où la nuée errante
Assombrit lentement l’océan silencieux
Les oiseaux tourbillonnent dans l’ombre transparente
L’ Ange joue avec eux et passe dans les cieux

Tout là-haut, tout là-haut au dessus des abîmes

Savez vous qu’on entend des bruits faibles et longs ?
Ils montent de vos villes, pauvres foules anonymes
Puis ils tournent et se tordent mais rien ne les corromps

Et les deux voix me parlent. L’une insidieuse et ferme
M’appelle vers la terre, gâteau plein de douceur
L’autre dit : « Ton plaisir pourrait être sans terme
Voyage dans tes rêves quelle que soit leur ampleur

Peu importe que tu prennes les faits pour des mensonges
Même si les yeux au ciel tu trébuches dans des trous
Console toi bien vite, surtout ! gardes tes songes !
Les sages n’en ont pas d’aussi beaux que les fous ! »

^Å^


Matin d’amour.

Entend le bruit que fait l’ouverture du jour
Le premier pas du vent, du travail de l’amour
L’être aimé près de moi est encore dans la fièvre,
Elle avance doucement sa bouche de mes lèvres

Je ne vois qu’infini par toutes les fenêtres
Ah ! ne jamais sortir de l’ombre de cet être
Mes yeux consumés ne voient
Que souvenirs de soleil
Au fond de notre lit flamboient
Un millier d’astres sans pareil

Le ciel déjà est bleu changeant
La pluie a versée ses ondées
Comme un léger réseau d’argent
Les champs là-bas sont fécondés…

Ouvrant les yeux je vis l’étoile du matin
L’astre éclatant qui met les nuages en duvet
Les noirs événements disparaissaient lointains
Elle était près de moi la clarté qui vivait

Mes lèvres sur les siennes doucement déposées
Son regard bleu de nuit par l’amour aiguisé
Le rose de ses joues, la chaleur de son sein
Tout est là pour me faire ce merveilleux matin

^Å^


Mon printemps

La nuit au pieds d’argent descend dans la rosée,
Le printemps se réveille, de lumière embrasé
Le brouillard monte au ciel, le soleil déjà luit
Eveillant le plaisir et repoussant la nuit

Du merveilleux palais tout peuplé de féerie
Où dans leurs voiles blancs dorment nos rêveries
Surgissent mille couleurs avides de liberté
Que nos yeux ébahis découvrent, affamés de beauté

Les fraises mal élevées

Bien cachées sous leurs feuilles
Tirent leurs langues roses vers le jardinier !
Les saints de glace, eux ont filés
Semant du cerfeuil à la volée !

Violette modestie et pudeur, innocence et virginité
Primevère la jeunesse, volubilis caressant tout entier
Rhododendron aveu rouge d’amour, posé là sur ton sein
Et puis tout plein d’abeilles ! là, sur le romarin

Renoncules, réséda, tulipes magnifiques
Seringua, liseron petit clown enchanté

Virevoltant, tournant, que là, s’en est magique,
Il étouffe les roses croyant les embrasser !

Mais mon printemps c’est toi,
Et de ton âme douce suis devenu la proie
Comme l’oiseau léger s’envole après l’orage
Tes lèvres m’ont frôlées de leur divin langage
De l’amour j’ai passé le seuil mystérieux
Il a suffi d’un seul sourire mélodieux.

^Å^


Oubli, souvenirs…

Amour fléau du monde, agréable folie
Tu étais dans mon âme et moi, j’étais ravi
L’air était doux, la nuit noire et profonde
Et je voyais partout ta douce tête blonde

Comme un parfum de rose un bouquet de lilas
Ton visage adoré était tout près de moi
J’étais aussi fleur bleue qu’un doux myosotis
Mon miroir me disait : « mais tu es Adonis ! »

Tous les amants heureux ont parlé de mourir
Moi j’étais de ceux là qui rêve d’abolir
Le temps et même l’espace, et qui s’aiment en rond
Serrés, tout près, comme deux fleurs de rhododendrons…

^Å^


Mes compagnons

Je vois pas de cesse à ma peine cruelle
Comment vous oublier mes amis de là-bas ?
Vous êtes dans le malheur, dans la nuit éternelle
L’hideuse faux sur vous fait branler ses appâts

Seigneur ! quel divin signe est funeste aux fantômes !?
Dis moi si les mains froides du squelette camarde
Peuvent un jour, un seul jour ouvrir en grand leurs paumes
Pour laisser s’échapper mes plus chers camarades !

Sachez bien que mon ombre est là, tout près de vous
Si vous n’entendez plus ma voix dans vos espaces
Mon cœur y est pourtant, avec vous, dans le trou
Vos angoisses, vos terreurs j’en connais bien les traces !

Des yeux bleus, près de moi, apaisent mon angoisse
Et même, j’ai, tout près d’elle un lourd sommeil sans songe
Mais…
Je revois tout ces murs écroulés et noircis
Je vous revois aussi dans l’épouvante ; assis…
Je reviendrai bientôt lutter à vos côtés
A Grand Dieu , à quel fond descend l’humanité !

^Å^


Ce fractal a été réalisé par Alfred Le Kroko.

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Mise à jour : le 28 décembre 2004