Loreena
Cette voix résonne en moi comme une douceur infime,
Pure et délicate comme la rose,
Comme une prière éternelle de l'archange
Un soir où le monde s'était assombri,
Où mon coeur, meurtri de solitude, cherchait un asile,
Pour se reposer, pour s'éteindre...
Cette voix résonne en moi comme la vie
Comme un souffle nouveau qui m'emporte vers l'infini
Cet infini où tout semble immobile
Mais tellement réel...
Cet infini où mon âme se perd.
Cette voix résonne en moi comme une complainte,
Comme un chant d'éternité en hommage à tous ces hommes
Morts sur le champ de bataille pour leur liberté...
Un chant de souffrances, un chant d'honneur,
S'accomplissant à travers les siècles des siècles
Cette voix résonne en moi comme résonne ma chanson,
Celle que j'ai dans le coeur lorsque s'éveille l'horizon,
D'un jour nouveau, d'une vie nouvelle.
Je me prends alors à rêver de ces terres,
De ces landes et de ces rivières,
De ces vallées encaissées où jadis peut-être nous vécûmes,
Et où mon esprit reposera à jamais.
poème dédié à la chanteuse Loreena Mc Kennitt,
à l'Irlande, et à l'Ecosse...
Connor
Tout près de toi
Un écho du passé, un souvenir, un instant
Tout près de toi mon coeur, le temps s'est arrêté
Et nous le contemplons du haut de la montagne
Livrés l'un à l'autre
Vois-tu ce ruisseau, son cours est parfait
Il s'évade le long de la vallée, celle de nos amours
Et s'arrêtera aux portes de l'infini
Pour te porter jusqu'à moi
Ressens-tu le vent sur ta peau
Il caresse ton visage comme celui d'un ange
Puis s'envole déposer ton parfum délicat sur la lande
Où renaissent alors force et vie
Je t'aime au crépuscule du jour
Là où le soleil râvie ta beauté si grande
Et je t'aime à l'aurore de ma vie
Lorsque les rêves s'évanouissent tout près de toi
Connor
Un coeur pour toi
Au delà des océans de pleurs, des rivières de chagrin
Des montagnes de frayeurs que la vie t'apporte sans fin
Des abîmes, des malheurs, des journées sans lendemain
Les ardeurs de mon coeur t'ouvriront un doux chemin
Au delà de mille tourments et de violences éternelles
Que ton âme tout doucement voulait enfouir sous son aile
Au jour nouveau, passionnement, je déposerai sur ton autel
Mon corps inerte, mon sang, et mille baisers immortels
Puis dans la brume de tes songes enfin tu m'accueilleras
Telle une ombre que je suis, telle une ombre auprès de toi
Nos deux coeurs entrelacés, à jamais je serai là
Et mes lèvres sur tes lèvres, délicieusement tu t'oublieras
Connor