Auteur : ~Vers à soi~

Poésies animées

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Les premiers soleils Sur Planète Québec
Mise au vers Sur Planète Québec


~Poème de Vers à soi. Chronique de Gi sur Planète Québec~


Les premiers soleils


Le givre, la neige illuminent encore arbustes et feuillages,

Bientôt, le mois de février et ses premiers soleils.

Les perce-neige dans quelques semaines vont nous envoyer les premiers messages,

Avant-goûts à la fête des sens, au printemps qui s’éveille.


Dés lors , certaines fleurs pétulantes et volages,

Vont vouloir jouir d’une nouvelle liberté en gardant un esprit rebelle.

D’autres vont s’ouvrir , enchanter notre vue, enivrer notre odorat dans leurs sillages.

Surprenantes et inattendues d’aucunes vivront une histoire émotionnelle.


Alors quand la nature aura quittée ses quartiers d’hiver sans ambages,

La saison des amours commencera dés la floraison des iris.

C’est l’été , au soleil que l’émoi sera grand parmi les myosotis.


Toutefois nombreuses en fin de saison seront encore vulnérables et sauvages.

Certaines douées d’un profond abandon et d’heureux prémices,

Auront le désir d’en apprendre plus long jusqu’au prochain solstice.


Le bouton d’or 


Approchez-vous !

Tout bas ,je vais vous conter ,

Comment j’ai couru le guilledou,

Dans des propos libres ,des propos guillerets.

Ne m’en voulez- pas !

Je vais utiliser une métaphore.

Pour lui ,pour nous ,c’est plus sympa,

Et quelque part je l’honore…



Je cherchais une nouvelle ambiance,

Lui aspirait à un nouveau décor.

Ca été mon jour de chance,

J’ai su lui apporter soutien et réconfort !

Perdu dans ses douces pensées,

Ce soir là le bouton d’or rêvait,

Prompt à frémir ,

Au plus secret plaisir.



Savez-vous !

La nature est bien faite.

Seul ou loin de son époux,

Le bouton d’or reste en fête.

Car c’est une primevère ,

Qui a soif de baisers ,de caresses,

De caresses, de baisers car rien ne le désaltèrent.

Et là , en aucun cas le temps presse.



Sans aucune exagération ni outrance,

Sans musique ni violon,

J’ai su être que patience.

Sur ce tapis de roses, le bouton d’or est parti à l’abandon.

Aux petits soins et entouré de bouclettes,

Il a goûté à tout et de toutes les façons.

J’en ai perdu la tête,

Dans ce lit de plumes ,sous l’édredon.


Entre-nous !

Nous n’étions que douceur et complexité.

Nous sommes allés, je ne sais où ,

Dans ses goûts et ses sens ignorés ?

Le bouton d’or s’est offert au dur désir,

Jusqu’aux lueurs de l’aurore,

Je me suis fait ondes à ravir.

C’était intense et fort.


Est-ce tout ?

Non, car le bouton d’or couleur framboise,

Fiévreux partout,

S’est livré sans retenue à l’extase.

Dans ce grand frisson où fusionnent l’âme et le corps,

Les flèches de l’amour ont orné le guéridon.

Je me suis vidé jusqu’aux bords,

Noyant ses sens ,son âme et sa raison…



La quintessence féminine



Signes d’air, d’eau, de terre ou de feu,

Romanesque, envoûtante, langoureuse ou exquise,

Et si la personnalité balance entre l’émoi et le jeu,

Le résultat ne pourra qu’être heureux , qu’on se le dise…



Impulsive ,énergique ,impatiente et sans calcul,

Celle qui s ‘emballe pour un oui , mais s’en va pour un non.

Sa flamme est vive ,vite consommée dès le premier crépuscule,

Alors pas de chichi, ni d’emphase , de la simplicité sans violon !



La réfléchie , la précise pour ne pas dire l’intello,

Celle qui ne laisse pas grand place au hasard.

C’est du feu dans le désert, de la glace sur l’eau.

Faut être ni éphémère ni dérisoire , mais un vieux briscard !



La fort jalouse et volontiers rancunière,

N’a peur de rien et certainement pas des excès,

Passe du rire aux larmes et du propice à son contraire.

Varier les plaisirs de leurs assidues , sans se résigner !



Celle qui est pleine d’idées , plein d’amis, et qui s’intéresse à tout,

Qui aime le changement , la nouveauté et vit dans l’air du temps.

Quand elle ouvre la porte de ses sens dessus-dessous,

Faut lui brûler ses désirs d’un feu étincelant !



La quintessence de la féminité est irrésistible,

Fréquemment très jolie, presque toujours charmante et gaie , un vrai bonheur.

Son amour peut être ardent et de ce fait indicible,

On s’aura l’émouvoir par des baisers lents ,des légers qui effleurent.



L’an Neuf 



L’an Neuf mit sur son trente et un,

Trouva le jour et le moment opportun.

Il prit un banjo pour elle, pour toi, pour moi et lui,

Rythment ballades, refrains jusqu’au bout de la nuit.



Il fit danser les gens du commun,

Cheveux blonds, blancs et bruns.

L’an Neuf espiègle munit d’un sauf-conduit,

Fit jaillir le bonheur d’un de ses étuis.



Malgré son nom d’emprunt,

Il voulait réussir , comme tout un chacun.

Puis l’an Neuf charmeur se mit au piano sans bruit,

En attendant les douze coups de minuit.



Il chanta une douce romance faites de parfums,

De vœux riches d’espérance et de doux embruns.

On lui dit merci de ces perles de pluies,

Et dans toutes les langues il fut traduit…



Erratum



Vous savez peut-être, ou vous allez apprendre,

Autour de moi s’est glissé une erreur navrante,

Par inadvertance, par mégarde, grossière voire choquante.

Chose facile et difficile à comprendre.



Ces mots peuvent vous surprendre,

Prés de vous, prés de moi elle est présente.

Nul doute, c’est une illusion commune, fréquente,

Et sur son compte on peut s’y méprendre.



Ce n’est pas une pensée que je veux répandre,

Ni une rumeur, mais un vœu, une promesse exempte,

De haine qui glace mon cœur et me tourmente.

On me l’a laissé entendre !



Sans rien demander, sans oser rien prétendre,

Partout l’intolérance l’emporte et enfante.

Veuillez corriger car c’est une erreur courante,

Tout individu a le droit de vivre la particularité qu’il engendre…



Entre ses mains



Ce soir je me souviens,

Ce rire, ce parfum ,cette passion.

Cette luxure ! Cette lasciveté aux allures de félin !

Dans ce domaine elle a été mon Pygmalion.



Cette nuit là était belle chargée de mille parfums,

J’appris de son corps toutes mes audaces ,mes vibrations.

Rien que d’un regard par ce soir cristallin,

Ces yeux ont fait fondre toute résolution.



Ses jeux de l’amour aux mille facettes étaient sans frein.

Ses caresses ressemblaient à des ailes de papillon.

Dans un frémissement de soie et de lin,

Rien d’autre ne retenait mon attention.



Ce soir là je me souviens,

Je ne me suis pas posé de question.

Je me souviens , entre ses mains,

Je me suis fié à mes pulsions.



Son parfum m’a troublé l’âme jusqu’au lendemain.

Plongé dans un océan de sensations,

Avec des agaceries ,des petits riens,

Elle a mis tout mon corps en ébullition.



Cette nuit je t’appartiens,

M’a-t-elle dit sans hésitation,

Avec ses lèvres pulpeuses et le sourire en coin.

Comme si elle avait lu dans mes pensées en perdition !


Gonflé d’orgueil et avec le plus grand soin,

J’ai suivi toutes ses instructions.

Délicatement avec sa bouche carmin,

Elle m’a dévoré dans un tourbillon.


Dans un ballet de langue bien maîtrisé soudain,

J’ai été électrisé par tant de frissons.

Guidé par mes plaisirs et les siens,

Je lui ai arraché des gémissements dans mon inspiration.


Ses halètements ,ses gémissements qui n’avaient rien d’anodin,

Ont vaincu toutes mes inhibitions.

Sur la grande route ou le petit chemin,

Ce fut un feu d’artifices ,un débordement ,une éruption.


Ce soir là la volupté était à porter de main.

Profitant de ses bonnes dispositions,

Je lui ai fait perdre tous ses moyens,

Avec délicatesse ,tact dans un rite d’initiation.


Maintenant ce soir là est loin !

Aujourd’hui je sais la raison de son invitation.

Mon cœur était encore plein,

Et entre ses mains , elle a contribué à une éclosion…



Décembre


Eux! Ils savent ,c’est facile à comprendre,

Dès que vient le mois de décembre !

Quand il fait froid,

Quand la nuit n’en finit pas de tomber, que tout est triste !

C’est le moment où donner, partager est une joie,

Où il est normal que l’on existe …


Vous ! on se ressemble à s’y méprendre,

Pourtant quand arrive décembre.

Quand les jours raccourcissent ,

Quand l’automne s’enfonce dans l’hiver !

Lentement mes pensées glissent,

Mon esprit erre…


Vous ! vous ne voulez rien entendre,

Mais quand vient décembre.

Quand les oiseaux ont désertés le ciel,

Quand la nature est endormie !

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Mes souvenirs aussi…


Vous ! vous savez que toute splendeur se démembre,

Pour moi c’est arrivé en décembre.

Quand les villes s’illuminent de guirlandes,

Quand les commerçants sortent leurs décorations de Noël !

Mon cœur se serre, mon cœur appréhende,

Il sombre, il appareille…


Moi ! j’ai connu le goût de cendre ,

C’était en décembre.

Quand ! à tous les coins de rue,

Le froid est en nous et en tout !

Heureux, ceux qui n’ont rien perdu,

Ils peuvent aller et c’est beaucoup…



Cœur de frimas


L’automne s’affirme, s’installe sans fracas.

Le brouillard a laissé une parure de glace,

Les arbres meurtris de gravures rêvassent.


Je me plais à parcourir ta rue à grand pas.

Certains le cœur refroidis par ce froid vif,

Emmitouflés se hâtent absents et pensifs.


L’air claque sur mon visage, mes yeux larmoient.

Sous ce ciel gris les apparences sont irréelles,

Et une complainte s’empare des ruelles.


Le froid sec et pénétrant me pousse vers toi.

Dans le frimas givrant les ombres s’enlacent,

La lumière blanche des réverbères agace.


Mes narines se figent, toi seule sauras.

Dans cette brume qui a envahi la ville,

Je me sens terriblement vivant, je pétille.


Dans ce cocon de moiteur en apparat,

Mon cœur enflammé, ardent n’en a cure,

J’aime sentir sur mes joues cette froidure.


Tous les sens déployés, je frisonne déjà.

Je te sais délicate comme une fleur de neige,

Patience, attends moi, des pensées m’assiègent…



ça ne tient qu’à un fil


Aimer, s’aimer, t’aimer,

ça ne tient qu’à un fil,

Ceux ne sont pas des paroles inutiles,

Dans ce monde insensible et hostile.

Elles laissent parfois des traces indélébiles,

Et des regrets que l’on empilent.


Aimer n’est pas facile,

C’est capricieux et versatile.

D’en parler il m’est difficile.

C’est pas un secret que je distille,

Mais simplement des souvenirs qui défilent.


S’aimer à chacun son sex-appeal,

Avec finesse ou avec style.

Dans une agitation fébrile,

Se dire des mots insignifiants et futiles,

Puis briller comme une lumière qui scintille.


T’aimer d’un regard docile,

Puis s’enivrer des parfums d’avril ,

Comme au début de notre idylle.

Au fond des yeux le désir qui pétille,

Avec un je ne sais quoi de puérile.


Aimer, s’aimer, t’aimer,

ça ne tient qu’à un fil.

Elle est à la fois solide et fragile,

Au parfum d’ambre et de jonquille.

Sa beauté est mon asile,

Vivre loin d’elle est un exil.



Bons baisers de…


Cette ville que l’on a tous vu, que l’on croit connaître,

Où se mélange le passé avec le futur, et reste insoumise !

Il ne faut pas y venir seul en toute franchise,

Elle a tant vu d’amours et d’amourettes.


Cette lagune où le temps semble suspendu,

Et pour échapper à ses évidences, peu à peu s’enlise.

Ici on se mêle aux fantômes qui encore se déguisent,

Pour y rechercher le secret de l’éternité, de l’amour absolu.


De ce lieu saint des sentiments,

Où tant de peintres se sont appliqués à leur guise,

A transformer les plafonds en ciel et aiguisent,

Encore et toujours les cœurs brûlants des amants.


Où tout est mystérieux mais pas hostile,

Lorsque le soleil se lève, la magie nous érotise.
Lentement la brume se dissipe, se vaporise,

On voit naître ses canaux romantiques et son campanile.


Cette cité où le vice et la vertu se masquent,

Ses rues où le hasard est chargé d’intrigues, de traîtrises.

On se laisse aller à la flânerie, aux surprises,

Dans ses somptueux palais remplies de récits et de frasques.


Tout est là, illusions, lumières, fontaines et souvenirs.

Sous un concert de cloches d’églises,

Ici on se réveille dans les bras de sa promise,

Encore tout enivré et grisé de plaisir…



Autant en emporte le vent


Il est courant de penser que certains personnages,

N’ont d’existences que dans les légendes.

La preuve en est donnée une fois de plus par ce témoignage,

Par ce qui suit ,ce présent, cette offrande.


Cette aventure se situe sous le ciel du Dakota,

A l’époque des pionniers de l’ouest américain.

Dans cette région souffle l’aquilon quand l’hiver est là,

Et où les corps d’éveillent quand le printemps vient..


Elle sublime squaw, fille du vent et du soleil.

Vous pensez bien qu’il n’y a qu’un aventurier,

Pour séduire cette vierge aux fragiles ailes.

Mais un aventurier qui a su lui insuffler le souffle du brasier.


Pourtant rien ne prédestiner cet amour à s’unir.

Mais le destin ,la vie en avaient décidé autrement.

Ici bas, la nature a su rapprocher une flamme et un zéphyr,

Deux êtres uniques aux tempéraments ardents !


Rien de ce qui va être décrit,

Ne peut devenir mot.

Ce fut comme une tempête assagie,

Quand la force, la douceur, le frémissement parcouru leurs peaux.


Au pied d’un rocher ,ils se vautrent,

Comme des herbes enlacées par le vent !

Soudain agrippé l’un à l’autre,

Ils se brûlent ,ils se fondent dans des gémissements.


La fièvre les porte ,la fièvre les désaltère.

Ils s ‘embrassent comme on respire.

Le plaisir élargit aux dimensions de l’univers,

Ils y font entrer des myriades d’étoiles à s’enfouir.


Toutes les portes de leurs émotions s’ouvrent,

Comme soufflées par une forte brise !

Devant l’horizon qui se couvre,

Ils continuent ,continuent avant que le désir s’épuise.


L’histoire ne dit pas où ils reposent enfin.

Si l’on en croit la légende,

Aujourd’hui au pied de ce rocher la bise geint.

Ceux qui , comme moi sont sous l’ivresse du vent, ceux-là entendent ! ! !



Au nom de l’Amour



C’est un superbe massif scruté par le firmament,

Où vit des êtres et des choses !

Le lieu est délicieux et cependant,

Jaillit ,meurent des métamorphoses.


Au milieu de ce parterre abondant,

Un pistil s’impose,

Comme le plus beau des résidants,

Parmi toutes ces roses.


Lui ,le papillon beau jeune et fringant,

Tantôt splendide tantôt morose,

En fonction du temps évidemment

Ne vit que pour la cause.


Attiré par l’arôme du printemps,

Le secret de la vie et les bonnes choses.

Il s’approche galamment,

Dans un vol tel un virtuose.


Après un léger balancement,

Le gracieux se pose.

Sans attendre vraiment,

Il descend où le nectar repose.


La délicate frémit sous le vent.

Et pour que rien ne l’indispose,

Elle ouvre ses pétales un instant.

Le voilà qui ose.


Toujours très attentive au moindre mouvement,

Elle est comme sous hypnose.

Il déroule sa trompe à présent,

Puis griser du suc, c’est l’osmose.


Dans sa robe de soie aux pétales accueillants,

L’union devient symbiose.

La reine des fleurs dans un étonnement,

Se sent enivrer, mieux c’est l’apothéose.


Dans la nature ,il y a ce que l’on sait tant,

Puis il y a ce que l’on suppose.

Le bellâtre dans un dernier regard fuyant,

S ‘envole après une courte pause.


Tous les jours la rose attend patiemment,

Jusqu’à la nuit close.

Alors la belle flétrie lentement,

De chagrin et de névrose.


Le beau est parti prestement,

Polluer d’autres massifs ,d’autres roses.

Que reste-t-il de cette fable maintenant,

Car il n’y a pas d’effet sans cause ?


Il n’y a rien d’outrageant,

Et nul besoin de commentaires ni de gloses,

Faut se protéger ,souviens-t-en !

Au nom de l’Amour, au nom de la Rose…



Aglaé et Sidonie


D’avance je m’excuse auprès des féministes averties,

Aux chiennes de garde pour leur image !

Je leurs promets et sans fausseté ici,

De contrôler mes propos et mon langage.


Ce n’est pas ici la célèbre série,

Où deux protagonistes, deux personnages,

Vivent de belles aventures entre amis,

Pour le divertissement des petits enfants sages.


Au contraire, je vous propose une parodie,

Un voyage , une ballade vers le libertinage.

En compagnie de deux héroïnes ,deux aguerries,

Qui entreprennent tout avec délicatesse et courage.


Evidemment pour des adolescents enhardis,

Et le plaisir des grands et des ménages.

Toujours de rose vêtue, Aglaé est pour les plaisirs interdits,

Sidonie l’oie blanche est pétulante et volage.


Dépourvue d’inhibition et c’est aussi bien ainsi,

Avec impétuosité, exigence et beaucoup de partages,

Elles amènent leurs partenaires vers les besoins inassouvis,

En les libérant des jougs, des gênes et des adages.


Avec son sourire enjoliveur et son fier appétit,

Aglaé a le vice gravé sur son visage.

Elle a tant à accomplir, bien choyée et chérie,

Incapable de retenir ses émotions elle sait rendre hommage.


Par son hédonisme pour le plaisir et la vie,

Le visage toujours dépourvu du moindre maquillage,

Sidonie dégage plus se sensualité au lit,

Se montre plus excitante et offre d’autres avantages.


Elles peuvent assouvir les fantasmes et les envies,

Et tenir une conversation, un bavardage.

Ont le charme et la sophistication aussi,

Dans cette analogie , cette poésie de bas étage.


Vous avez noté, à aucun moment je n’ai évoqué leur QI,

Pourtant il faut se conformer aux usages.

Ni l’ignorance, ni l’expérience n’est défaut d’esprit.

Voilà je voulais réparer ce dommage…



« 69 »


Je l’ai connu un soir à Paris,

On s’est croisé, on s’est tout dit.

C’était je crois sur le pont neuf,

Elle arrivait tout droit de Châteauneuf.


Elle était dans la capitale pour quelques jours,

C’était ses premières vacances , son premier séjour.

Descendu à l’hôtel Charles IX,

Elle m’a fêtée dans ses draps d’Elbeufs.


Elle voulait tout savoir,tout connaître,

De l’union des bouches à la petite brouette.

Mais voulait finir par un « 69 »,

Drôle de fille, drôle de meuf !


La cuissade , l’accordéon, la cravate du notaire,

La posture du crabe, l’amazone , la cuillère,

Tout y est passé même le « 69 »,

Je me suis vidé comme un œuf.


Je lui pratiqué un cunnilingus comme aphrodisiaque

Après évidemment la posture d’Andromaque,

Pour mieux finir par un « 69 ».

Je vous assure , faut être fort comme un bœuf !


Le flûte tendu pour excité son point G,

Le petit ramoneur et la slave y sont passés.

Il n’y avait rien de neuf,

Elle a voulu nous finir par un « 69 ».


Alertés par ses cris , ses halètements,

Les voisins de chambre à bon escient,

Ont prévenus le gardien et les Keuf’s.

Nous étions encore dans la posture du « 69 ».


Evidemment vous l’avez bien compris,

Vous avez voyagé sous le portique de l’utopie.

Ici il n’y a que rhétorique et bluff.

Mais , mais , je sais moi que quelque part existe cette Meuf !



Amoureuses ennemies !


Elles peuvent être conciliantes et soyeuses.

Délicieuses surtout parce qu’en les caressant,

Elles rompent leurs jougs en miaulant.

Amies de la volupté, elles sont d’une beauté radieuse.


D’autres silencieuses ,troublantes et mystérieuses,

Prennent de nobles attitudes en songeant.

Ronronnent et se roulent sur nous en frissonnant,

Dans l’égoïsme de leur plaisir,avec une lenteur onctueuse.


Des femmes aussi parfois nous donne cette sensation,

Douces ,félines, quand on les étreint le cœur bondissant avec passion,

Quand on goûte à la joie sensuelle de leur caresse délicate.


On sent bien qu’on tient là une chatte !

Une chatte sournoise et perfide à griffes et à crocs.

Amoureuses ennemies, aux yeux clairs et faux…



Chrysanthème d’automne


Un tapis multicolore rouge- jaune ,

Recouvre les gazons épars et les chaussées.

Ce matin mes pas bruissent sur le sol mouillé,

Partout les feuilles s’amoncellent, c’est l’automne !


Dans la faible lumière , le vent s’époumone.

Sous un soleil pâlissant , et un vent frisquet,

Je m’avance seul et triste dans cette allée.

L’Amour et un noble cœur jamais n’abandonne !


La peine , le regret ne lâchent pas prise,

Puisque le passé est fort, il me maîtrise.

Sur le chemin qui s’incline je prie le ciel !


L’air est parfumé , partout les chrysanthèmes,

Ornent et jonchent les allées et les stèles.

Je souffre encore dans ce matin blême…



Comme une absence…


Le manteau d’hiver a fait disparaître toutes nuances,

Autour de moi tout est calme , c’est un vide apparent !

Le silence est ma crainte ,j’en suis conscient,

Sauf quand il est chargé d’émotions et de sens !


J’aime être rempli de bruits ,d’images et de sa présence,

Repu de pensées ,de sensations ,de plaisirs et de sentiments !

L’hiver a feutré tout cela ,c’est désolant.

La solitude me tutoie en toute innocence !


Au-delà de tout ce blanc, c’est comme une absence,

Un manque de couleurs ,d’éclats, de joies qui m’envahit.

Elle a déserté ,je ressens toutes les brûlures de la vie.


Au-delà de ce silence ,c’est comme une absence,

Une carence de rires, de murmures ,de soupirs qui me remplit.

Elle m’a rayé de son existence, elle m’oublie !



Hématomes d’Amour


Comme mes sens continuent de dicter leur loi,

Il a suffit d’un regard,la force d’une évidence,

Et j’ai laissé tombé toutes mes défenses.

La tentation était forte tel un feu sournois.


Elle m’a aimé comme si elle aimait pour la dernière fois,

Recherchant du tangible dans le désir intense,

Pour accéder à son insatiable soif de jouissance.

Au piège de sa passion, elle a été prise comme une proie !


Répondant dans ses moments d’ivresses,

Dans ce mélange de violence-douce et de tendresse,

Par des cicatrices de plaisirs, des hématomes d’Amour !


Parsemant nos ébats de griffures, de morsures,

De jeux en tout genre, étincelant de luxure,

Comme pour décupler mon excitation dans un souffle court…



Le câlin écrin…


Dès le réveil, aux premières lueurs du jour,

Quand je quitte les bras de Morphée,

J’aime rester couché à ses côtés,

Sentir sa sérénité et le bonheur qui l’entoure.


Encore ensommeillé je la regarde dormir à contre-jour.

Bien intentionné pour un câlin écrin dans un reflet satiné,

Je caresse du dos de ma paume sa chute de rein cambrée,

Vêtue d’une lingerie fine, d’une lingerie glamour.


Elle sourit , s’étire comme un félin puis me dit bonjour.

Dans la rosée du matin peu à peu elle reprend ses esprits,

Libérant ainsi ses plus secrets démons librement asservis.


Dans cette aube torride, elle se montre caressante , confiante tout à tour,

Je laisse parler mon corps pour une petite gâterie.

Bienveillante, c’est l’état de grâce au saut du lit…



Neige et brasier 


La neige s’amasse dans les rues sur une vingtaine de centimètres,

Elle recouvre les jardins et les toits pentus.

Dans un mélange de vices et de vertus,

Mon souffle rafraîchit son visage, ses rougeurs commencent à disparaître !


La neige s’entasse sur l’appui des fenêtres,

J’ai décoré, parfumé le coin aimé pour sa venue.

Encore engourdi, les idées et le corps troublé et éperdu,

Je suis assouvi, apaisé,et fier peut-être !


Les vitres de la chambre sont couvertes de buées.

Dehors, les candélabres projettent un halo de lumière dorée,

Le tuyau d’arrosage et le tas de bûches sont transformés en sculpture de glace !


Il n’est pas de fantasmes que l’on dompte, que l’on apprivoise,

Seule une fine rosée sur notre peau témoigne de l’extase.

Le plaisir, la jouissance ont disparu en laissant ces quelques traces !



Oublier pour exister


Oublier cette succession d’échecs, de fiascos,

Cette descente en eau trouble où l’on brasse le temps.

Meurtri par cet amour que j’ai noyé au fond d’un broc,

Et ce passé chaotique semé de relents.


Exister pour ne plus s’égarer dans les roseaux,

Entendre l’insolite cri nocturne des brisants.

Ne plus vivre suspendu dans le vide sans idéaux.,
Et m’étonner encore du frais parfum que je sens.


Comme tout autour de moi s’est écroulé en un instant,

Que je ne peux plus m’accrocher à rien,

Et que mes doigts ont glissés sur la paroi de ce lien.


> Alors j’ai oublié pour exister car le temps va comme le vent.

Et pour rester vivant j’ai effacé de ma mémoire sa finesse , son dédain ,

Puis de nouveau posé mes lèvres sur des lèvres carmins…



Vendredi soir


C’est le vendredi soir que je préfère,

Le soir où l’on peut prendre le temps de tout et de rien.

Ecouter ses disques préférés ou lire un bon bouquin,

Puisque le lendemain à tout on peut se soustraire !


C’est le soir où le temps s’abolit, s’étire sans repère,

Ou je peux me faire une orgie de vieux western ou écrire jusqu’au petit matin.

Ces vendredis soir , je me les réserve aussi en joyeux épicurien,

Pour l’éclat d’un moment avec une fleur passagère.


Si l’une d’elle me rend vulnérable et éphémère,

Je lui consacre tout mon être ,ma plume sans équivoque,

Et tous mes jours pour une nuit je lui troque.


Ces soirées privilégiées de liberté ,de sérénité sont nécessaires,

A mon inspiration sérieuse ,légère ou loufoque.

Car sur une page blanche ,je suscite ,j’effleure ,j’évoque…


Vers à soi


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Mise à jour : le 4 mars 2006